Mentir sur son Curriculum Vitae, enjoliver un peu ses expériences ou masquer les trous dans son CV, c’est très courant. D’après une enquête sortie en 2013, 75% des candidats tromperaient les recruteurs avec des informations erronées. Au niveau mondial, on estime qu’un CV sur deux est mensongé et la part des menteurs grimpe à 70% chez les étudiants.

Curriculum-Vitae

Une pratique tentante mais à proscrire absolument. Mieux vaut en effet être honnête car un mensonge, petit ou grand, finit toujours par se savoir. Les recruteurs ont l’habitude de les repérer, de vérifier les éléments de votre parcours auprès de vos anciens employeurs ou en faisant des recoupements avec vos profils sur les réseaux sociaux professionnels. Un moyen tout simple de repérer les oublis volontaires.

Mais sur quoi les candidats mentent le plus souvent dans leur CV ? D’après Backgroundcheck, un organisme spécialisé dans la vérification de références, voici les mensonges les plus courants et pourquoi vous ne devriez pas les laisser sur votre CV.

1. Gonfler ses compétences

57% des candidats qui bidonnent leurs CV embellissent leurs compétences. Par exemple en affirmant qu’ils parlent couramment anglais alors que ce n’est pas le cas. Un mensonge très risqué : si le poste requiert un bon niveau de langues, lors de l’entretien on testera forcément votre niveau réel. Si vous avez menti vous risquez de passer un sale quart d’heure.

2. Exagérer ses responsabilités

55% des menteurs exagèrent leurs responsabilités lors de précédents postes. Là encore un simple coup de fil à votre ancien employeur permet de vérifier quelles étaient concrètement vos attributions. Si vous avez menti, vous ne décrochez sûrement pas ce poste et votre réputation en pâtira.

3. Mentir sur les périodes de travail

42% des mensonges concernent les dates des différents postes. Pour cacher un trou de quelques mois ou une période de chômage on n’hésite pas à changer un peu les dates… Comme pour le mensonge précédent, le recruteur n’aura aucun mal à s’en rendre compte.

4. Modifier son intitulé de poste

34% des mensonges consistent à modifier l’intitulé de poste. Pour se donner un peu plus d’importance ? Cela ne sert à rien non plus. Autant être honnête et donner votre véritable fonction, celle inscrite sur votre carte de visite ou votre contrat, quitte à l’expliquer si elle n’est pas courante.

5. S’attribuer des diplômes non obtenus

33% des cas de bidonnages sont liés aux diplômes que vous indiquez sur votre CV. Ce n’est pas trop compliqué non plus de vérifier auprès de votre école ou université. Ce genre de mensonges n’est pas forcément détecté au moment de l’embauche mais pour la signature de votre contrat il arrive que les employeurs demandent des copies de vos diplômes. Il existe certains cas très rares, mais emblématiques, de médecins, personnalités politiques ou pilote de ligne qui sont passés au travers des mailles du filet. Mais ils finissent toujours par être démasqués.

6. Inventer des employeurs

Plus rares, 28% des informations trompeuses portent sur les employeurs eux-mêmes. C’est encore plus risqué de dire que vous avez travaillé dans une société alors que vous n’y avez jamais mis les pieds, à part en rêve. Certains candidats poussent le vice jusqu’à inventer des entreprises qui n’existent pas. Le monde du recrutement est petit, ce genre de mensonges est vraiment suicidaire.

7. S’accorder des mérites ou récompenses fictives

Enfin, 18% des petits arrangements avec la vérité consistent à s’attribuer des mérites, récompenses ou prix imaginaires. Là encore difficile d’être crédible quand on ose ce genre de chose. D’autant que ça ne sert pas à grand chose, est-ce que vous pensez vraiment qu’un recruteur va vous embaucher juste si vous lui dites que vous avez eu la légion d’honneur ou que vous étiez major de votre promo ?

Les hommes mentiraient deux fois plus que les femmes

Backgroundcheck précise aussi que certains secteurs sont plus pointilleux dans la vérification des informations figurant sur les CV. Avec en tête le secteur de la finance. Autre information intéressante : en général les hommes mentent deux fois plus que les femmes.

Quelle est l’attitude des recruteurs face aux tissus de mensonges ? Ils se montrent assez tolérants face à l’ampleur du phénomène. 51% affirment qu’ils rejettent systématiquement une candidature lorsqu’ils aperçoivent que le CV est mensonger. 40% déclarent que cela dépend sur quoi porte la tricherie et 7% sont prêt à passer l’éponge si le profil est intéressant… (à lire aussi : que risquez-vous à mentir sur votre CV?)

Enfin, du côté des candidats on a tendance à nier que le CV qu’on envoie comporte quelques inexactitudes. 26,5% admettent avoir déjà menti sur leur CV ou être prêt à le faire. Soit une proportion deux fois importante que les menteurs avérés. Encore un mensonge par omission ?

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source : blog emploi