L’association Oxfam détaille dans un rapport publié ce lundi, les inégalités femmes-hommes dans les grandes entreprises. A ce jour, une seule femme est à la tête d’une entreprise du CAC40.

Les écarts de salaires entre les femmes et les hommes sont toujours aussi importants : les hommes gagnent toujours en moyenne, 22,8% de plus que les femmes (creditphoto/inkdrop/adobestock)

Dans un rapport publié aujourd’hui, Oxfam pointe du doigt les inégalités femmes-hommes. Notamment la sous-représentation des femmes à la tête des grandes entreprises.

En effet, elles n’étaient que deux femmes à la tête d’une entreprise du CAC 40. Après le limogeage d’Isabelle Kocher de la direction d’Engie, il n’en reste donc plus qu’une : Ilham Kadri, PDG de l’entreprise belge Solvay.

Une sous-représentation à la tête des entreprises …

Les femmes sont quasi inexistantes à la tête des grandes entreprises. Ainsi la proportion de femmes dirigeant une entreprise du SBF120 (société des bourses françaises) est en France de 2 % contre 6 % en Angleterre et 8 % aux Etats-Unis.  « C’est la traduction d’un véritable plafond de verre pour les femmes, victimes de discriminations tout au long de leur carrière et de préjugés sur leur soi-disant manque de leadership : elles sont perçues comme moins compétentes et aptes à diriger. Leur faible présence à la tête des entreprises ne fait qu’alimenter ce stéréotype », souligne Oxfam sur France Inter.

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… mais une représentation équilibrée dans les conseils d’administration

Si les femmes sont sous-représentées à la tête des grandes entreprises, elles sont cependant plus nombreuses dans les conseils d’administration. La France est notamment le premier pays au monde en termes de nombre de femmes dans les conseils d’administration, détaille le rapport d’Oxfam. Et ce, notamment grâce à la loi Copé-Zimmermann de 2011.

Les femmes, salariées les plus précarisées

Le rapport pointe aussi d’autres dysfonctionnements. Les femmes sont, en effet, surreprésentées dans les métiers les plus précaires et les moins bien rémunérés. Ainsi, en France, elles occupent 78% des emplois à temps partiel et 70% des CDD et des interims. Quant aux écarts de salaires, ils sont toujours aussi importants : les hommes gagnent toujours en moyenne, 22,8% de plus que les femmes. Pour un poste à compétences égales, on est toujours à 9% d’écart.

Renforcer les sanctions envers les entreprises

Pour Oxfam, deux mesures permettraient de réduire les inégalités femmes-hommes : renforcer les sanctions sur les entreprises qui ne respectent pas le principe d’égalité professionnelle et étendre le congé paternité à un minimum de six semaines obligatoires afin de réduire les discriminations que les femmes subissent tout au long de leur carrière.*

source : hello work place